L’apéro facebook à Montpellier ou ailleurs…

30 mai 2010

Le 12 Mai 2010 à Montpellier a eu lieu “l’apéro facebook”.


En parler n’est pas si simple car c’est un phénomène nouveau (ou presque) qui a divers tenants et aboutissants.

D’abord, il y a le côté libertaire : des individus décident de se réunir massivement dans un lieu public pour consommer de l’alcool, sans aucune autorisation demander et sans rendre de compte. Sachant qu’il est interdit de se réunir dans un lieu public, a fortiori pour consommer de l’alcool. C’est ce que faisaient les raves partys à l’époque où internet en était à ses balbutiement, on appelait alors un serveur vocal plusieurs fois pendant le trajet, avec toujours plus de précisions sur le lieu au fur et à mesure que l’heure tournait. Il y a un paradoxe par ailleurs à parler de liberté quand on passe par un réseau “social” qui n’est pas immaculé en terme de fichage des individus.

Le côté nouveau vient de l’organisation, il n’y en a pas en fait. Une personne lance un appel (cette dernière est restée anonyme à Montpellier) et les personnes viennent en masse. Les autorités se sont heureusement portées garantes en installant toilettes, poubelles, et bien sûr une présence policière. Mais qu’aurait pu faire la police en cas de débordement ? Car le groupe en question était réellement une foule, et une foule  c’est inorganisé. Les gens passablement alcoolisés n’avait aucun but sinon celui de boire car la rencontre était difficile tant l’excitation était palpable dans un air orageux. Une fois sur place que faire ? Pas de concert ou de spectacle, pas de message politique ou idéologique, pas vraiment de but autre que la boisson et la volonté de se rassembler. Que se passe-t-il lorsque le groupe devient une foule ? Il crie. Les cris qui résonnaient était bien ceux d’un groupe épris de liberté et avec un désir furieux de montrer qu’il existe, mais sans élément fédérateur. La  Marseillaise a également été entonnée et je ne comprends pas vraiment pourquoi. Apéro Facebook mouvement nationaliste ? Prodrome d’une révolte qui gronde ? Ou simplement joie de vivre un peu débordante d’une plèbe qui ne connaît pas une autre chanson par cœur.

Et puis coup de grâce ! L’orage éclate.

La foule se presse alors vers les portes de la place de l’Europe qui ne peuvent réguler le flux. Tensions entre personnes, hommes alcoolisées peu courtois avec les filles… La pluie a été bienvenue semble-t-il pour les autorités car on ne sait pas ce qu’il se serait passé si la soirée avait continué. En Espagne et en Italie pourtant, les jeunes se retrouvent régulièrement dans la rue pour boire, ces “botellon” sont toujours bon enfant. Pourquoi est-ce interdit en France ?

Je n’ai personnellement pas apprécié cet évènement car je sentais trop de tensions, mais cela me concerne et beaucoup se sont amusés. Je préfèrerai peut-être un pique-nique géant ou une soirée à boire dans la rue mais avec moins de monde.

Incroyable quand même le pouvoir qu’on a avec Internet !


Les secrets alchimiques de Montpellier

15 janvier 2010

C’est le titre du livre de Léon Gineste paru aux éditions Fortuna. J’avais fait une visite guidée de Montpellier  avec cet homme comme guide irréel. Je dois dire que la vision alchimique de Montpellier vaut le détour. Dans ce livre on se familiarise avec le langage alchimique et on se promène dans une ville parallèle. Habitant ou touriste, feuilletez, étudiez, ou simplement suivez les illustrations et partez à la découverte de la ville le livre en poche. L’auteur nous plonge dans le vieux Montpellier, de sa création et de son mystère, à travers les alchimistes et les différents courants de pensée que la ville a digéré et rayonné, à travers l’énigme de ses monuments et les secrets de son architecture.
Que représentent les trois grâces ? Pourquoi y’a-t-il un œuf sur la place de la comédie ? Pourquoi Louis XIV qui surplombe les jardins du Peyrou n’a pas d’étrier ? Que représentent les Licornes sur la place de la Canourgue ?
L’auteur nous livre ses secrets si nous sommes prêts à les entendre.
Un reproche pourtant pourrait être fait à ce livre : la mise en page et les illustrations ne sont pas à la hauteur du contenu mais qu’importe, le rêve est là.

Les secrets alchimiques de Montpellier, Léon Gineste, éditions Fortuna.
En vente en ligne sur les sites marchands tel amazon ou sur le site de l’éditeur.


Yann Arthus Bertrand l’éco-tartuffe à Montpellier

19 juillet 2009

Le pavillon populaire propose au grand public et en entrée libre des expos photos, souvent de bonne qualité, toujours intéressantes. Les montpelliérains ont l’habitude d’y aller entre deux courses, entre midi et deux ou en fin de journée après le travail.
Quelle ne fût pas ma surprise et ma gène de voir que pendant l’été, Montpellier accueillait a pavillon populaire l’exposition de Yann Arthus Bertrand “La terre vue du ciel”.
En effet, s’il est un donneur de leçons qui devrait balayer devant sa porte, c’est bien lui. Celui qui a fait le Paris-Dakar pendant 10ans, donne aujourd’hui des leçons pour qu’on ferme le robinet quand on se lave les dents !?
Je vous propose de regarder la vidéo du pacte contre Nicolas Hulot, autre éco-tartuffe. Dans celle-ci, vous y apprendrez que ces “écolos” polluent plus en un an que 5 rmistes dans une vie, et qu’ils s’associent avec les pires pollueurs de la planète (areva, EDF, ASF, Bouygues… )

Alors Montpellier, l’écologie ça se joue pas avec une expo de Yann Arthus Bertrand, qui n’est qu’un guignol, tirant les draps de l’écologie pour lui en s’en mettant plein les poches.


Ma ville est le plus beau parc…

24 mai 2009

Ce week-end, la ville a été prise d’assaut. Les ouvriers se sont attelés à construire, monter assembler…Il y avait le fise, la comédie du livre, un marché sur l’esplanade en même temps… malgré le temps estival, les gens n’étaient pas à la plage mais concentrés sur les axes principaux de la ville : comédie, esplanade, rue de la loge. Ouf ! y’a personne dans les petites rues…
Alors ce week end je me suis demandé, si Montpellier n’allait pas devenir un parc d’attraction géant, du centre à Odysseum en passant par antigone. Les autres quartiers seraient encore délaissés…Les gens ne viendraient que pour des évènements dans une ville de moins en moins “habitée”. Le rockstore devient municipal, les évènements institutionnalisés, les rassemblements dispersés…Toute véléïté de fête ou d’évènements spontanés sont étouffés ou récupérés.
Ma ville est le plus beau parc, sa vie pleine d’attraction, ta ville sera ce parc si tu en prends la décision.
nous dit le troubadour Claude Sicre, qui invite à investir sa rue, son quartier, sa ville et de les animer dans une fête intellectuelle.
Alors où est-il ce Montpellier d’il y a 15ans où les gens jouaient de la musique dans les rues, dansaient et faisaient des repas improvisés dans la rue ?
Je crois qu’ils s’en sont tous allés. Et je crois qu’une partie est rentrée au pays. Dans les Cévennes gardoises, il y a un petit villages d’irréductibles qui semblent vivre comme le Montpellier d’antan. C’est un village de brigands, d’artistes fous, de hippies des temps modernes, de geek-jardiniers… SUMÈNE a hérité de cet esprit et ce village honore l’esprit rebelle cévenol.
Alors je crois que l’on devrait se réapproprier nos rue et nos quartier et les habiter vraiment, car la ville perd son âme depuis un moment déjà…P5240190


La bise à Montpellier

30 mars 2009

À Montpellier ainsi que dans les alentours, on se fait trois bises alors que dans la plupart des autres régions, on en fait deux, des fois une des fois quatres. Pourquoi cette exeption ? Je ne sais pas mais c’est une particularité méridionale. Autre chose étrange : on commence à droite, c’est à dire avec la joue gauche…Cela peut donner des choses marrantes aves des parisiens par exemple.

On se fait la bise tous les jours (voire même plusieurs fois par jour) au grand dam des étrangers (espagnols ou allemands, etc…)qui ne comprennent pas qu’on s’embrasse alors qu’on s’est vu la veille. On choque même certains français en se faisant la bise entre mecs. Quoi de plus normal quand on est bons amis (et seulement bons amis) ? C’est comme avec un cousin. Ça ne touche pas à notre virilité. C’est classe c’est tout :)


Ne pas payer le tram à Montpellier…Pourquoi ? Comment ?

30 mars 2009

Il me semble important dans un pays développé, que  les transports en commun soient gratuits ou presque…tram

C’est important si on veut polluer moins car le tout voiture n’est pas viable à long-terme. Il est vrai que la France peut faire figure de modèle en ce qui concerne les transports en commun, mais ce n’est quand même pas assez (heureusement les lobbys des constructeurs automobiles ne sont pas aussi forts qu’en Italie par exemple) .

Le bus, le train, le tram et autres métros devraient être un servcice public gratuit au même titre que l’entretien des routes. Il ne s’agit pas de faire du tout gratuit car les gens seraient déresponsabilisés, mais un abonnement à prix symbolique (une démarche donc) et des fortes amendes en cas de fraude. À noter quand même qu’il existe déjà un abonnement à prix réduit (3,3euros par mois) pour les demandeurs d’emploi qui est financé par la région.
À mon sens, cette offre devrait aussi s’adresser aux gens qui travaillent!

Où trouver les sous pour la participation des institutions? Question bien triste après la crise qui nous a montré que l’état peut facilement sortir des milliards pour les banques. Raisonnement un peu simpliste mais vrai.

En attendant, comment ne pas payer le tram ?

Il n’y a pas de recette miracle et cela reste de la fraude. Les tarifs des amendes sont disponibles ici : Tam (28 euros si paiement direct, 45 si différé)

Vous pouvez acheter un ticket que vous ne compostez que si vous voyez les contrôleurs (il faut être très attentif pendant le trajet). Si vous avez oublié d’acheter un ticket et que vous voyez au loin les contrôleurs, vous pouvez tenter votre chance en créant un mouvement de panique, surtout si le tram est plein. Criez à ce moment-là “Y’a les contrôleurs!!” et vous verrez un grand nombre de gens qui se presseront à la porte et feront le forcing.

Il y a aussi la méthode solidaire : si vous avez un billet et que vous sortez du tram, pproposez-le à d’autres personnes sans ticket. Vous pouvez aussi demander à des gens qui sortent du tram leur ticket ou repérer ceux qui les jettent.

Bien sûr la fraude n’est pas une solution mais avec un billet à 1,30 euros, Montpellier la prétentieuse est aussi chère que Paris, plus que Rome !


La prison des Ursulines est réouverte

26 novembre 2008

00010Les Bâtiments des Ursulines (arrêt Louis Blanc), ont un lourd passé. A la base un couvent, c’est ensuite devenu une prison pour femme, un hôpital psychiatrique pour femme et une caserne militaire. Le Bâtiment a failli être détruit en 1980 avant d’être racheté (fort heureusement) par la mairie de Montpellier.

A l’heure actuelle, il abrite Montpellier Danse qui jouit de magnifiques bâtisses. Mais le karma de l’établissement semble persistant… Non que notre cher Montanari (directeur de Montpellier Danse) n’emprisonne ses troupes, mais notons que le couvent a repris des airs carcéraux…

Restrictions des libertés sous couvert sécuritaire.

En effet, des grilles ont été installés en devanture, pour empêcher d’accéder aux marches. En fait c’est encore de Sdf qu’il s’agit. Les Sdf ou autres personnes bruyantes squattent l’endroit en soirée, la bouteille à la main. La solution a été de mettre des grilles pour les empêcher d’accéder aux marches d’escaliers.

Le problème c’est que tout le monde est puni. C’est la même logique que les bancs coupés en deux par un accoudoir, pour empêcher que les sdf ne dorment dessus : on ne peut pas non plus s’allonger… Cela rejoint aussi la volonté de ne pas nous faire asseoir sur les marches de l’opéra (j’en parle dans l’article welcomerde).


Enfant de la ville

21 novembre 2008

Je me sens enfant de cette ville depuis que j’habite au centre. Car il y a plusieurs Montpellier et la ville vaut la peine d’être vécu si on habite le centre, ou les quartiers attenants (beaux-arts, Figuerolles, gare…). Je ne reconnais pas ma ville en dehors de ces quartiers. En fait c’est pas la même vie. Pour nous faire sortir de l’Ecusson, il faut vraiment une bonne raison, si bien qu’on est quelquefois amenés à refuser une fête située à Boutonnet par exemple…

Le centre est comme un cocon, un petit “mont”, un îlot isolé des voitures. On s’y sent bien une fois que la ville nous a adoptés. Comment se faire adopter par la ville ? Vous le sentirez. Un matin vous marcherez et la ville vous sourira, les gens feront place devant vous, les voitures s’écarteront à votre passage…Vous serez alors devenus un Moïse Montpelliérain…


Eviter la déprime hivernale

16 novembre 2008
Pâle soleil hivernal à Saint Anne

Pâle soleil hivernal à Saint Anne

On y est, c’est pas encore officiel mais on y est…L’hiver est là avec le froid et sa déprime. Les dernières feuilles tombent des arbres, On se cache sous nos habits, on rentre chez soi avec la nuit, les filles sont pâles… Y’a même les décorations de Noël un peu partout dans la ville, alors qu’on est mi-novembre ! :’(

Alors comment éviter de sombrer dans la déprime ?

D’abord ne pas croire que c’est une fatalité. Ensuite voir le bon côté des choses : à Montpellier on peut se gargariser d’avoir un joli soleil hivernal. Il faut donc en profiter un maximum, car les UV jouent sur notre humeur, pauvres canaris que nous sommes. La place Castellane par exemple est ensoleillée une bonne partie de la journée et les cafés sont ouverts même le dimanche. Le Samedi on peut aller faire le marché des arceaux (C’est plus l’écusson mais ça touche donc ça va :) . On va acheter des fruits et légumes pleins de vitamines, et après on va boire un café au bar à côté. La belle vie quoi !

L’hiver c’est aussi le moment de boire un thé en ouvrant un bon bouquin sous ses couvertures, d’aller au cinéma, au musée…

Même si la vie nocturne est moins intense en hiver, les terrasses des bons bars restent pleines en soirée malgré le froid. C’est là que vous rencontrerez une fille pour réchauffer votre coeur et votre lit <3. Vous lui demanderez avant toute chose si ses pieds sont froids au moment de dormir, auquel cas fuyez…


Midi Libre, les crocos et Ave Maria…Bagarre !

1 novembre 2008

J’ai été quelque peu choqué par la presse (sic…) régionale de ces derniers jours, en particulier et pour ne pas citer le journal : Midi Libre. A l’occasion d’une rencontre de foot entre Nîmes et Montpellier, le quotidien local s’est afféré à attiser les rivalités entre les deux villes sur deux pages, et ce trois jours durant. Et Midi libre de s’étonner ensuite que les supporters en viennent aux mains…N’y a-t-il pas d’autres sujets de comparaison sur les deux villes que les magasins H&M et Ikéa ? N’y a-t-il pas des thèmes plus intelligents sur nos cités languedociennes (la signification de leurs blasons par exemple) ? Peut-on en vouloir à ce journal local de faire vibrer les cordes du chauvinisme primaire, c’est facile et vendeur, c’est ce qui est demandé non ?

Au fait c’est quoi le résultat ?


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